Science et Véda confirment notre statut cosmique

Nous sommes des êtres cosmiques

Nous sommes des êtres cosmiques

Nous savons à présent que le Véda n’est pas le résultat d’un travail humain. Le Véda est la transcription phonétique exacte des suites sonores que les rishis ont entendues sous forme de réverbérations dans le silence de leur être dans les états de profonde méditation (voir à ce sujet http://la-voie-de-l-ayurveda.com/source-de-layurveda-le-veda-cest-quoi-au-juste/). Interrogé lors d’une conférence de presse sur les batailles sanglantes qui ponctuent certains textes védiques tels le Mahabharata ou le Ramayana, lesquels porteraient à croire que les guerres sont naturelles, le sage indien Maharishi Mahesh Yogi a affirmé avec force que c’était là une fausse interprétation. Bien que pouvant faire penser à des récits historiques, ces textes védiques décrivent en détail le mode de fonctionnement des lois de la nature dans la physiologie humaine.

Le Véda considère que l’individu est cosmique. Les fameuses formules sanscrites « Aham Brahmasmi », « Je  suis la Totalité » et « Aham Vishva », « Je suis l’Univers », expriment la réalité de ceux qui vivent au quotidien les états supérieurs de conscience. Dans l’état de conscience ordinaire, l’Univers est perçu comme extérieur à l’individu, une perception renforcée par une éducation qui entraîne la conscience à s’identifier aux limites du corps physique. Heureusement, cette perception s’élargit au-delà des limites de la physiologie avec la pratique de la méditation.

Si notre statut est cosmique, pourquoi notre expérience quotidienne n’est-elle pas en phase avec cette réalité ? Du strict point de vue de la science, croire que nous sommes isolés de l’univers est inexact, même si nos sens nous en donnent l’illusion. Nous sommes tous reliés les uns aux autres dans la mesure où nous nous influençons, même lorsque de longues distances nous séparent. Une mère attentive ressentira le moment exact où son enfant en voyage se trouvera en danger. Le Dr. Jacobo Grinberg a étudié un phénomène similaire chez les amoureux[1]. Si l’une des deux personnes amoureuses subit le stress engendré par un bruit strident, l’autre le ressent immédiatement même si elles sont éloignées physiquement l’une de l’autre. Ce lien est directement visible au niveau des tracés EEG. À dire vrai, il s’agit là d’un phénomène universel. En physique, on le rencontre dans la synchronisation des pendules placés dans une même pièce, découverte faite par le physicien hollandais Huygens au XVIe siècle.

La relation mère enfant ignore la distance (crédit M.Marianaud)

La relation mère enfant ignore la distance (crédit M.Marianaud)

Quelle que soit la façon dont chacun le vit et le ressent, ce phénomène de synchronisation des ondes cérébrales montre clairement que nous sommes en permanence reliés aux autres et à notre environnement. L’isolement perçu est donc infondé. La science moderne tente de donner une base quantique à cette réalité : les atomes de notre corps étant en constant renouvellement[1], nous partagerions avec les autres une sorte de « physiologie commune » par le simple fait que nous respirons les milliards d’atomes de l’air qui alimentent notre réalité physiologique. Beaucoup de ces atomes ont appartenu à d’autres êtres humains. Nous aurions ainsi en nous-mêmes quelques atomes ayant appartenu au Christ, à Mahomet et à Buddha[2] ! Que le lien soit de nature quantique ou non, l’homme est relié à ses semblables et à l’univers comme les vagues à l’océan. Le Professeur Lucien Israël parle dans un ouvrage de cette réalité  en termes de « société de cerveaux »[3].

 

Les neurosciences bousculent totalement nos paradigmes en nous ouvrant à un niveau de compréhension de la réalité en phase avec les affirmations du Véda. Le résultat de cette expérience de laboratoire suggère les mécanismes qui entrent en ligne de compte : un chaton élevé dans un environnement de barres horizontales aura des difficultés avec tout ce qui est vertical lorsqu’il aura atteint l’âge adulte. Il se heurtera aux pieds d’une chaise même si les stimuli visuels lui en donnent une image correcte. Certaines de ses connexions neuronales sont défaillantes ou n’ont jamais été établies. Ceci vaut aussi pour l’homme : en fonction des connexions neuronales établies, il appréhendera la réalité. Ce qui tendrait à prouver que l’on ne voit que ce que l’on croit, et que ce que l’on ne croit pas, on ne le voit pas ! Nous construisons notre réalité en fonction de nos perceptions.

L'homme est cosmique

L’homme est cosmique

Maharishi Mahesh Yogi a apporté un autre éclairage sur le caractère cosmique de l’individu. Qualifié de « révélation ultime du Véda », cet éclairage se fonde sur la relation étroite qui existe entre l’individu, le Véda et l’univers : chaque partie de la physiologie humaine a sa contrepartie dans l’Univers et dans le Véda. L’univers existe dans la physiologie humaine en tant qu’expression du Veda. Univers, Véda et physiologie humaine parlent d’une seule et même réalité. En clair, à chaque hymne védique correspond une partie du corps humain et de l’Univers. Et vice-versa. Les recherches du Dr Tony Nader, sous l’inspiration de Maharishi Mahesh Yogi, montrent que les réverbérations du Veda se manifestent sous forme de la physiologie humaine et de sa relation avec l’univers cosmique. Cette découverte fondamentale a donné lieu à l’ouvrage « La physiologie humaine, l’expression du Véda et de la littérature védique » du Dr. Tony Nader. Il souligne combien le Véda a été très souvent mal interprété, y compris en Inde.

Les planètes ont leur contrepartie dans le cerveau

Les planètes ont leur contrepartie dans le cerveau

Sans entrer dans des détails qui dépasseraient le cadre de cet article, on pourra retenir que le cerveau est une réplique exacte de notre galaxie. Les neuf planètes ont leur contrepartie dans le cerveau humain. Elles correspondent précisément aux neuf ganglions de la base du cerveau humain et au texte védique Jyotisha. Cette structure de notre galaxie est également présente dans l’ADN et le noyau de la cellule. Il s’agit bien plus que d’une simple correspondance biunivoque comme le montre l’exemple du Yoga Sutra, texte connu des millions de personnes qui pratiquent le Yoga en occident. Il y a une identité à la fois fonctionnelle et structurelle. Ainsi, le Yoga représente la qualité unificatrice de la conscience. Elle met en valeur l’unité qui recouvre la diversité. Dans la physiologie humaine, cette fonction correspond exactement à celle des fibres d’association du cortex cérébral qui permettent d’intégrer les millions de stimuli qui bombardent le cerveau pour aboutir à une compréhension consciente de la complexité de la diversité. Ces fibres sont au nombre de 195, comme les 195 sutras (paragraphes) du Yoga Sutra. Le cortex est divisé en quatre lobes (occipital, frontal, pariétal et temporal) et le Yoga Sutra quatre chapitres. Le tableau ci-joint montre les correspondances précises qui existent entre les textes védiques et la physiologie.

*  *  *

           VEDA ET  LITTERATURE VEDIQUE                 PHYSIOLOGIE

Atma[5]

Rigvéda

Le corps humain d’un individu

Fonctionnement HOLISTIQUE de la physiologie

Samavéda Yajurvéda Atharvavéda Systèmessensoriels Systèmes detraitement Systèmesmoteurs
Gandharvavéda Dhanurvéda Sthapatyavéda Rythmes et cycles, cellules pacemaker Système immunitaire,biochimie Anatomie,Colonne vertébrales
Riksha Kalpa Vyakarana Ganglionsautonomes Systèmelimbique Hypothalamus
Jyotish Chandas Nirukta Ganglions de la base,Tronc cérébral Neurotransmetteursneurohormones Hypophyse
Nyaya Vaisheshika Samkhya Thalamus Cervelet Type d’activité nerveuse
Vedanta Karma Mimamsa Yoga Fonctionnement intégré du système nerveux central Les 12 divisions du système nerveux central Fibres d’association
Caraka Sushruta Vagbhata Tissus et organes mésodermiques Tissus et organes endodermiques Tissus et organes ectodermiques
Madhava nidana Sarngadhara Bhava Prakasha Membrane cellulaire Cytoplasme et cytosquelette Noyau cellulaire
Smrti Purana Itihasa Systèmes de mémoire et arcs réflexes Grand réseau intermédiaire Projections de la motricité volontaire et de la sensibilité
Upanishad Aranyaka Brahmana Faisceaux ascendants du SNC Faisceaux fondamentaux Faisceaux descendants du SNC
Rigvéda pratishakhya Shukla Yajurvéda pratishakhya Kalpa Yajurvéda pratishakhya Couche plexiforme, communication horizontale autoréférente, couche corticale I Fibres cortico-corticales, couche corticale II Fibres commissurales et cortico-corticales, couche corticale III
Atharvavéda pratishakhya Atharvavéda pratishkhya Samavéda pratishkhya Fibres cortico-thalamiques, cortico-claustrales, couche corticale VI Fibres cortico-striatales, cortico-tectales, cortico-spinales, couche corticale V Fibres thalamo-corticales, couche corticale IV

BRAHMA-LA TOTALITE

BRAHMA-LA TOTALITE

Présentation traditionnelle du Véda et des 36 branches de la littérature védique (Veda, Vedanga, Upanga, Ayurvéda, Brahmana, Pratishakhya) selon la Science Védique de Maharishi Mahaesh Yogi.En parallèle, vision d’ensemble de la physiologie organisée selon le Véda et la littérature védique.

(Source : La physiologie humaine, l’expression du Véda et de la littérature Védique)

Une seule et même réalité

Une seule et même réalité

Les travaux du Dr Tony Nader vont encore plus loin lorsqu’ils mettent en relation la physiologie humaine et les déités qui constituent le panthéon des « dieux indiens ». En clair, certaines parties de notre physiologie sont en correspondance parfaite avec Shiva, Vishnu, Ganesh, Rama, etc. Illustrons ce concept avec le cas de la déité connue sous le nom de Ganesh, présenté dans la littérature Védique comme le fils de Shiva et de Parvati, assis à l’entrée de la grotte de Shiva afin que rien n’y entre ou n’en sorte sans passer par lui. Le Dr. Tony Nader montre dans son ouvrage qu’il existe dans le cerveau des structures ayant les mêmes fonctions et qui forment une passerelle vers les deux hémisphères du cerveau : ce sont le cervelet, le pont et la moelle épinière. Les informations qui entrent ou qui sortent du cerveau y transitent obligatoirement. En outre, l’apparence physique de ces trois structures rappelle l’apparence de la déité Ganesh avec sa tête d’éléphant, ses deux grandes oreilles, sa trompe, ses yeux, etc.

Conclusion : Je suis le Véda, « Vedoham » en sanscrit.

Vous êtes le Véda, nous sommes tous le Véda !

 

Jo Cohen
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[1] Les travaux de psychophysiologie du Dr. américain Jacobo Grinberg ont même eu l’honneur de la presse en Europe (Europe Today) et en France (Le Journal des Français/Santé).

[2] La paroi de l’estomac est renouvelée en 5 jours.

[3] Voilà qui pourrait remettre à leur place bien des barrières mentales.

[4] Formule image du Professeur Lucien Israël, célèbre cancérologue et auteur d’un ouvrage de synthèse sur les dernières avancées de la neurophysiologie, cette science qui renouvelle notre compréhension des conduites individuelles et collectives : « Cerveau droit, cerveau gauche, cultures et civilisations » éditions Plon, mars 1995.

[5] Le mot sanskrit Atma signifie âme.

5 réflexions au sujet de « Science et Véda confirment notre statut cosmique »

  1. Gangloff

    Bonjour,

    Merci pour ce magnifique texte dont les mots résonnent en moi pour la simple raison aussi que je vous suis à 100 /100…. Merci pour la minicure et Bravo ! A vous lire bientôt.

    Fabienne

    Répondre

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