L’automne, déjà bien avancé, et l’hiver qui suivra, seront tous deux marqués par une baisse notable des températures qui va aggraver le dosha Vata pour toutes les constitutions. Nous avons déjà donné dans ces colonnes les grandes lignes des recommandations de l’Ayurvéda pour traverser ces deux saisons sans souffrir du froid et de la sécheresse (voir à ce sujet http://la-voie-de-l-ayurveda.com/accordez-votre-physiologie-aux-tonalites-de-lautomne/). Les points qui suivent viennent les compléter, l’occasion de rappeler quelques principes de base et leur validation par la recherche scientifique. L’une des grandes règles concernant l’alimentation est de manger des produits de saison, et donc, de résister aux tentations des achalandages colorés des supermarchés qui importent fruits et légumes des quatre coins de la planète, oubliant totalement que nous sommes en automne ou en hiver. Le céleri rave ou le chou qui sont des légumes de saison sont donc à consommer en cette période de l’automne. Seuls les aliments de saison permettent d’équilibrer naturellement le pH du corps. C’est particulièrement en ce moment qu’il convient de préparer la physiologie à passer l’hiver en mangeant une alimentation plus alcaline, et ce, afin que l’immunité soit maximale pendant les mois les plus froids de l’hiver. Les aliments alcalins soutiennent alors l’élimination naturelle des toxines. C’est une transformation importante en phase avec les transformations qui interviennent dans toute la nature. Les signes de ces transformations devraient nous interpeller : les arbres perdent leurs feuilles, plusieurs espèces migrent à des milliers de kilomètrent afin de trouver des climats plus cléments.
Les asanas aident à rééquilibrer les doshas
Cet article s’adresse à tous ceux qui n’ont pas encore intégré le Hata Yoga dans leur routine quotidienne. Si la pratique des asanas (postures) et du pranayama (respiration) se sont fortement développées dans le monde entier, c’est également le cas en France où les fédérations estiment à plus d’un million le nombre de pratiquants réguliers. Ceux qui ont entamé de telles pratiques ont réalisé que cette branche du Yoga, appelée communément Yoga, est autre chose qu’une gymnastique. Le terme Yoga dérive de la racine sanscrite « Yug » qui signifie union. Le Yoga équilibre le corps, l’esprit, les émotions et la conscience. La pratique de ses asanas procure de nombreux bienfaits comme l’ont montré de recherches conduites dans le monde entier. Schématiquement, le Yoga diminue le stress et augmente le bien-être et la vitalité. Les asanas ainsi que toutes les autres techniques du Yoga sont partie intégrante de l’Ayurvéda. Enracinés dans la tradition védique de l’Inde, Yoga et Ayurveda sont des connaissances qui remontent à plus de 5000 ans et dont l’objectif ultime est de cultiver des états supérieurs de santé et de conscience. Les asanas et le pranayama calment l’esprit alors que la méditation cultive la connexion avec l’Atma, le niveau fondamental de la vie que l’on appelle aussi niveau transcendantal (voir à ce sujet http://la-voie-de-l-ayurveda.com/la-transcendance-est-le-fondement-ultime-de-la-sante/). Le Yoga conduit donc à des états élevés de conscience. Dès lors, on comprend mieux pourquoi Yoga et Ayurveda sont interdépendants. Sans l’Ayurvéda, le Yoga court le risque de devenir une simple gymnastique physique[1].
La transcendance est le fondement ultime de la santé
La source fondamentale de la santé se trouve dans l’expérience de la transcendance. Cette vérité ultime – longtemps oubliée, vidée de son sens ou dénaturée, y compris dans l’Ayurvéda tel qu’il est parfois enseigné de nos jours – figure pourtant dans le texte fondateur de la Caraka Samhita. Alors que la médecine occidentale considère la conscience comme un épiphénomène de la physiologie, la tradition du Véda considère le corps comme une récréation permanente de la conscience. La conscience précède la matière, de la même manière qu’un plan sert à construire une maison. Cette approche est en accord avec les recherches les plus récente : les atomes du corps physique sont renouvelés en permanence, si bien que l’on peut considérer le corps d’apparence solide comme une rivière d’atomes qui garde une même apparence et qui n’est jamais tout à fait la même à chaque instant.
L’orientation de votre maison influe sur votre santé physique et mentale
Les temples en Inde, qui ont résisté plusieurs millénaires jusqu’à nos jours, ont été construits selon les principes du Vastu Shashtra, connaissance issue du Véda, également connue sous le nom de Sthapatya Véda. Toujours en activité de nos jours, plusieurs parmi ces temples ont échappé à de nombreuses catastrophes naturelles. Tombée en désuétude, cette architecture védique connaît un intérêt grandissant depuis quelques années. Considérée en Asie comme l’ancêtre du Feng Shui, elle a été restaurée dans son efficacité originelle par le sage indien Maharishi Mahesh Yogi sous le nom de Sthapatya Véda Maharishi (SVM). La racine sanscrite « Stha » de Sthapatya, signifie littéralement « établi ». On la retrouve dans nos langues indo-européennes dans des termes comme « establishment » en anglais, « établissement » en français…




