Le point de vue de l’Ayurvéda sur les OGM

Les OGM inquiètent

Les OGM inquiètent

« Les OGM inquiètent de plus en plus les Français » indique un sondage Ifop réalisé pour le magazine de Ouest France. Il montre que 79% des personnes interrogées s’inquiètent de la présence éventuelle d’OGM dans leur alimentation. Ce taux est nettement plus élevé que le plus élevé précédemment observé. Il n’était que de 73% en juillet 2000. Précisons que ce sondage a été réalisé après la publication d’une étude française montrant que des rats nourris au maïs OGM développaient davantage de tumeurs. A l’heure où le lobby OGM continue de forcer les instances européennes à lever les barrières du marché européen – ce qui est déjà fait aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d’Amérique Latine dont le Brésil – notons que plusieurs fermiers américains du Midwest font machine arrière ainsi que le rapporte le magazine Modern Farmer. Principale raison ? « Nous obtenons avec des graines non-OGM des rendements similaires, voire meilleurs, et nous économisons de l’argent » explique le consultant agricole Aaron Bloom.

La manipulation génétique des aliments est un problème grave du point de vue l’Ayurvéda car l’alimentation est l’un des trois piliers de la santé avec le mode de vie et le repos. Or, au cours des quatre dernières années, plus de quarante variétés de cultures ont été génétiquement modifiées. Aujourd’hui, 70% du soja, 50 % du coton et 25 % du maïs produits dans le monde proviennent de cultures OGM. La Food & Drug Administration, qui n’exige pas des fabricants américains qu’ils étiquettent les produits contenant des OGM, a favorisé ce développement. Ces industriels des biotechnologies ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils projettent de modifier génétiquement toute notre alimentation, du moins si rien n’est fait d’ici là pour mettre un terme à leurs voraces appétits.

Le chercheur Gilles-Eric Seralini

Le chercheur Gilles-Eric Seralini

La réglementation européenne à ce sujet est pour le moins bancale. Le manque d’indépendance de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), chargée de statuer sur les risques alimentaires, explique ce constat. En France, l’étiquetage n’est imposé aux industriels qu’en cas d’utilisation volontaire d’éléments transgéniques. Résultat ? Le riz que vous achetez peut contenir des OGM sans que cela soit indiqué nulle part. L’américain moyen consomme aujourd’hui une moyenne de 100 Kg par an de produits manipulés génétiquement. En France, selon l’organisation Greenpeace, les OGM sont relativement peu présents dans les champs, mais omniprésents dans les assiettes. On les retrouve directement dans certains produits et indirectement dans les produits issus de l’élevage animal, si bien que les français consomment sans le savoir entre 5 et 10 Kg d’OGM par an.

Face à cette invasion sournoise, le Conseil des médecins de l’Ayurvéda Maharishi conseille d’acheter des aliments de qualité biologique portant la mention « sans OGM », ou en tous cas des aliments aussi proches que possible de leur état naturel, et ce afin de bénéficier de leur valeur de chetana, l’intelligence de la nature. Le Conseil prévient qu’aucune action et qu’aucune loi ne suffiront à régler le problème. La manipulation génétique est le symptôme d’une société en désaccord avec les lois de la nature. Seul un changement au niveau de la conscience collective peut en venir à bout estime encore le Conseil des médecins de l’Ayurvéda Maharishi, rappelant au passage l’importance capitale des technologies de développement de la conscience.

Le mais est également manipulé génétiquement

Le mais est également manipulé génétiquement

En quoi consiste exactement un organisme génétiquement modifié ? Laura et Robin Ticciati, auteurs du livre « Les aliments génétiquement modifiés sont-ils sûrs ? A vous de décider »[1] l’expliquent en termes compréhensibles par tous. Les gènes sont les briques de construction de tous les organismes vivants. Ils font qu’une pomme est une pomme et un poisson un poisson. Un aliment manipulé génétiquement est créé en isolant et en découpant des gènes provenant d’organismes différents et en les insérant dans une culture vivrière. Les chercheurs peuvent ainsi combiner les gènes de deux espèces complètement différentes, comme un poisson et une tomate, un virus et un légume, un être humain et un animal. Le but affiché ? « Améliorer la nature et transférer une caractéristique spécifique d’une espèce à l’autre » ! Un gène particulier d’un poisson d’eau froide peut rendre un légume plus résistant au gel.

Cette technique est-elle inoffensive ? Malheureusement, non : les cultures génétiquement modifiées – déjà largement utilisées dans l’alimentation du bétail et dans certains produits du commerce – n’ont pas été testées sur les êtres humains. Elles ont pourtant reçu l’approbation de la Food & Drug Administration. Précisons que cette technologie n’a rien à voir avec l’hybridation d’espèces similaires ou étroitement liées, qui s’appuie sur les mécanismes de reproduction de la nature. Dans les laboratoires, les généticiens coupent, collent et recombinent les gènes d’espèces complètement différentes, créant de nouveaux ADN ainsi que des organismes qui n’auraient jamais été trouvés autrement dans la nature.

Le livre des époux Ticciati

Le livre des époux Ticciati

A quels dangers s’expose-t-on en consommant des OGM ? L’étude scientifique, menée dans le plus grand secret pendant deux ans par le professeur français de biologie moléculaire Gilles-Eric Séralini, montre que des rats de laboratoires nourris au maïs NK 603 de Monsanto développaient davantage de tumeurs. Bien que contestée par l’establishment, cette étude a eu un écho certain aux Etats-Unis, accentuant le clivage  entre chercheurs indépendants et chercheurs « à la solde » du géant Monsanto. En France, sous la houlette du Professeur de biologie végétale Jean Marie Pelt, les botanistes de terrain, en contact permanent avec le monde du vivant, ont pris clairement position contre les OGM. Le génie génétique n’est soutenu dans l’hexagone que par des chercheurs en laboratoire qui n’ont très souvent aucun contact avec le monde du vivant.

Ce  clivage n’est pas récent. Dès 1994, conscient des dangers de ces manipulations pour la santé, le Dr. John Fagan[2], chercheur en génétique reconnu mondialement, a surpris la communauté scientifique en annonçant publiquement qu’il renonçait aux fonds que lui octroyaient les autorités de tutelle pour ses recherches via le NIC (Institut national du cancer). L’étude de Gilles-Eric Séralini confirme les analyses du Dr. John Fagan. Elle a montré que 50 % des rats mâles et 70 % des rates femelles nourris aux OGM mouraient prématurément. Ce résultat a poussé la Kaiser Permanente[3], un grand réseau américain de soins médicaux intégrés, à conseiller à ses adhérents de bannir totalement les OGM de leur alimentation. « Les OGM détruisent la santé » affirme le réseau dans ses brochures et ses newletters!

Le chercheur John Fagan

Le chercheur John Fagan

Pour Laura et Rubin Ticciati, la manipulation génétique reste fondamentalement une technologie imprécise qui peut endommager le fonctionnement normal des gènes de la cellule et créer ainsi des toxines et des allergènes dans notre alimentation. En outre, les aliments transgéniques contiennent des gènes résistants aux antibiotiques, utilisés en tant que marqueurs pour indiquer que l’organisme a été conçu avec succès. Le corps médical craint que ces technologies ne conduisent à terme à la création de superbactéries, favorisant le développement de nouvelles souches résistantes aux antibiotiques ou des maladies infectieuses telles la méningite. Les OGM vont également réduire l’efficacité des antibiotiques. Voilà pour ce qui est connu….car les experts n’excluent pas que ces aliments d’un type nouveau n’apportent des problèmes de santé encore inconnus.

L’impact des ces technologies au niveau écologique est un autre sujet de préoccupation. Le groupe Farm & Water Watch rapporte dans une étude sur les champs cultivés en OGM que 24,8 millions d’hectares de terres agricoles aux États-Unis seraient en proie à des mauvaises herbes résistantes aux herbicides à base de glyphosate. A ces dégâts, il faut ajouter les menaces sur la faune, la modification des habitats naturels, la dépendance accrue aux pesticides et aux herbicides, sans oublier une pollution qui devient irréversible. Si l’impact à long terme est moins bien cerné, les experts craignent tout de même qu’un simple parasite ne détruise les cultures de nations entières… alors même que les industriels des biotechnologies affirment que les OGM sont la solution à la faim dans le monde.

La Kaiser Permanente conseille de bannir les OGM

La Kaiser Permanente conseille de bannir les OGM

Le danger des OGM ne fait aucun doute selon l’Ayurvéda. Les français ont bien raison de s’inquiéter de cette situation et de s’opposer au lobby des industriels du génie génétique. Le Dr. John Fagan encourage les scientifiques de tous pays à orienter leurs travaux vers des recherches plus sûres et plus productives. Il milite inlassablement pour informer les responsables des dangers inhérents au génie génétique, rappelant qu’il a lui-même changé son fusil d’épaule pour s’investir dans la recherche sur les méthodes issues de l’Ayurvéda Maharishi. Le Dr. John Fagan estime que le génie génétique n’offre que des semblants de solutions, très partielles et à court terme, avec des effets secondaires dévastateurs, alors que l’ingénierie dérivée de l’Ayurvéda offre des solutions holistiques favorables à la vie dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’environnement.

 

Jo Cohen

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1                               “Genetically Engineered Foods: Are they Safe? You Decide”, Laura and Robin Ticciati. Cet ouvrage est publié aux Edition Keats / NTC Publishing.

[2]                               Le Dr John Fagan est aujourd’hui spécialiste de la pureté des aliments et de leur sécurité. Directeur de recherche à la Maharishi University of Management aux Etats-Unis, il a consacré son travail à la recherche de pointe en génétique dans le cadre de la recherche sur le cancer. Il est l’auteur de « Genetic Engineering: The Hazards; Vedic Engineering: The Solutions”

 

[3]                       Le réseau de soins intégrés Kaiser Permanente concilie impératifs d’efficience économique et éthique médicale. Il couvre plus de huit millions d’adhérents aux Etats-Unis et assure une cohérence de prise en charge des patients du domicile vers l’hôpital et l’inverse, ainsi que dans la promotion de la santé de ses assurés. Cette intégration des filières de soins produit une médecine de qualité à des coûts étonnement bas.

 

4 réflexions au sujet de « Le point de vue de l’Ayurvéda sur les OGM »

  1. Ludovic

    Bonjour Jo
    La solution c’est de boycotter tous les industriels qui utilisent des ogm. Et je suis d’accord aucune lois ne les arrêtera…
    Mais une question me vient à l’esprit, que consomme les industriels comme aliments, parce que je ne pense pas qu’il soit assez fou pour consommer le propre poison ?
    Cordialement.
    Ludovic.

    Répondre
    1. Jo COHEN

      Tu as raison Ludovic, j’ai lu je ne sais plus où que le personnel de Monsanto interdisait à ses enfants de consommer dertains produits, y compris les OGM.

      Bon dimanche, Jo

      Répondre
      1. Ludovic

        Ils sont complétement fous alors ! Dans l’ouvrage « monsanto une multinational qui vous veux du bien » lorsque les plantes ogm se reproduisent avec des palntes bio le mélange des deux espèces rend le champ bio complétement inutilisable…
        Du coup, tôt ou tard si il arrive à avoir le monopole il devront s’empoisonner eux-mêmes…
        Bref, espérons nous gagnerons la bataille ;).
        Bon dimanche.

        Répondre

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