Selon la tradition védique, avoir de bonnes relations dans le cadre du mariage est un important facteur de santé. L’union entre un homme et une femme est vue comme une institution sacrée. Sa durée peut aller au-delà d’une vie ! La structure du mariage védique est tripolaire, avec au sommet le niveau du Divin et à la base le niveau des deux époux. Cette structure repose sur un système de valeurs en rapport avec la vie intérieure. Les parents les enseignent à leurs enfants dès leur plus jeune âge. Ainsi, chaque matin, ils sont invités à penser à Dieu et à participer au rituel de la puja. Le respect d’autrui et le respect des aînés leur sont enseigné très tôt, tout comme le sens du partage et de l’hospitalité. L’invité est traité comme un dieu selon la formule sanscrite atithi devo bhava, et ce quelque soit son statut social. La tradition védique recommande à chacun des époux de dévouer sa vie à son conjoint tout en restant connecté en permanence avec le niveau divin. Elle propose un certain nombre de conseils afin de nourrir cette relation et d’éviter ainsi de donner prise aux conflits qui mettraient en danger le mariage et la santé des époux. Le but de cette structure est de favoriser l’amour pour toute la famille, un amour fondé sur l’idéal de la maîtrise de soi. L’égoïsme, le modèle “donnant donnant” et l’intérêt personnel n’y ont pas leur place. La paix domestique, la paix intérieure et la réalisation de la perfection spirituelle par le yoga et la méditation sont la clé de relations satisfaisantes.
Archives de l’auteur : Jo COHEN
L’Astrologie Védique a aussi son mot à dire en matière de santé
L’astrologie védique prend sa source dans le Véda[1], ensemble de connaissances orales portées par écrit sous leur forme actuelle entre 1500 et 1000 avant l’ère chrétienne et dont l’Inde est la dépositaire depuis la nuit des temps. Du Véda sont issus un système de médecine naturelle, l’Ayurvéda, un système d’architecture, un système d’intégration entre le corps et l’esprit, un système de développement des états supérieurs de conscience, un système de numération, un système d’astronomie, un système de défense,… connaissances matérielles et spirituelles fonctionnant à l’origine en complète synergie. Si elles ont survécu de l’Antiquité à nos jours, elles ont perdu en partie leur intégration initiale ! Heureusement, depuis peu, cette synergie est en train de renaître.
Hygiène et santé de la peau selon l’Ayurvéda
L’hygiène et la santé de la peau représentent un énorme business en occident. Chaque année, ce sont des milliards d’euros qui sont dépensés par les femmes en produits de beauté censés aider leur peau à lutter contre le vieillissement. La France est aux premières loges de cette industrie puisqu’elle compte dans ses rangs rien moins que le leader mondial de la cosmétique, l’Oréal, ainsi que de très nombreuses marques, certaines appartenant aux cadors de la mode. Les ventes de parfums et autres ‘after shave’ représentent plus de 152.000 flacons par jour. L’hygiène de la peau est aussi un gros business, même si la France figure en queue du peloton européen pour la consommation de savon : 104.000 tonnes de savon par an. Quant aux déodorants, les français en achètent 327.000 par jour. Cette consommation est orchestrée par les conseils de lobbies professionnels et de dermatologues, largement relayés par la presse grand public. Leur dernière mise en garde ? Elle concerne l’exposition au soleil. Depuis quelques années, rester à l’ombre de midi à 16 heures est fortement recommandé par le corps médical. La peur du cancer de la peau n’y est pas étrangère. Même si les trous de la couche d’ozone ont de quoi inquiéter plus d’un, les statistiques sont bien plus nuancées. Le cancer de la peau a vu sa fréquence doubler en France tous les 10 ans depuis 1945. Entre 80 000 et 90 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année dans l’hexagone, dont 85 % sont des carcinomes[1]. Les mélanomes, plus dangereux et heureusement plus rares, ont tué 1672 français en 2012 contre plus de 150.000 pour tous les autres types de cancers. Mais, qu’importe les statistiques, le soleil reste pointé du doigt comme l’ennemi numéro un de la peau.
Maîtriser la respiration ayurvédique pendant l’exercice en quatre étapes
Le mode de vie sédentaire de nos sociétés modernes n’est recommandé ni par la médecine moderne ni par l’Ayurvéda. Celle-ci considère qu’à tout âge, l’exercice favorise la santé, à condition toutefois qu’il soit pratiqué sur une base quotidienne et avec modération (voir à ce sujet http://la-voie-de-l-ayurveda.com/faites-de-lexercice-physique-sans-ruiner-votre-sante et http://la-voie-de-l-ayurveda.com/exercice-quinze-minutes-par-jour-suffisent-amplement). En clair, l’Ayurvéda préfère vingt minutes d’exercice quotidien aux conseils de nombreux coaches sportifs qui préconisent trois séances d’une heure et demi par semaine au motif que le corps brûlerait plus de graisse après 45 minutes de course. De nouvelles recherches confirment le point de vue de l’Ayurvéda : elles montrent que la combustion des graisses pendant une séance d’exercice physique vigoureux n’est pas aussi importante qu’on l’affirme dans les milieux sportifs. La personne qui courre 6 km à vive allure brûlera seulement 300 calories. A titre indicatif, l’apport calorique moyen sur une journée pour qui veut perdre du poids varie entre 1500 et 2000 calories par jour[1]. Perdre 300 calories revient à sauter un bol de soupe et une petite salade. A choisir, beaucoup préféreront se priver du bol de soupe et de la salade plutôt que d’avoir à courir 6 km !




