Choisir un exercice physique adapté à votre constitution ayurvédique

 

En plus d’améliorer la santé et d’aider à gérer le poids du corps, l’activité physique améliore la force physique, la circulation, la vitalité, la flexibilité, la coordination, l’énergie, la respiration, la tonicité musculaire, la digestion, l’élimination des toxines, la libido, la vigilance, la concentration, la force mentale, l’humeur, l’équilibre émotionnel, l’estime de soi, le respect du corps, la positivité et la qualité du sommeil. Il facilite aussi l’endormissent, la capacité à rester endormi, la récupération de la fatigue musculaire ainsi que la phase des rêves avec ses mouvements oculaires rapides. L’exercice physique retarde le vieillissement et augmente la sensation de légèreté dans le corps. Il aide à gérer le stress de la vie quotidienne. Au niveau du mental, les résultats peuvent être spectaculaires. La meilleure irrigation du cerveau favorise la croissance des neurones, des neurotransmetteurs liés à la cognition (dopamine, glutamate, norépinephrine, sérotonine) et des endorphines. Il crée une attitude générale positive. L’exercice modéré et régulier est un bon antidote à la dépression puisqu’il améliore en outre le niveau de sérotonine et accroît la confiance en soi. Pourquoi se priver d’autant de bienfaits ?

L’Ayurvéda recommande de faire de l’exercice de préférence le matin, tôt par temps chaud, un peu plus tard par temps froid. Ne faites pas d’exercice après un repas et, si possible, pas l’estomac totalement vide. Un automassage ayurvédique avant l’exercice est fortement recommandé.

Si la science moderne reconnaît les très nombreux bienfaits de l’exercice physique régulier, elle reconnaît aussi que faire de l’exercice jusqu’au point d’inconfort s’accompagne de douleurs, de fatigue, de blessures ainsi que d’un vieillissement prématuré. Cet extrême n’est pas en accord avec la voie de l’Ayurvéda. L’exercice physique avec respiration nasale (inspiration et expiration) accroit le plaisir de bouger et facilite l’adoption d’un programme régulier à long terme. La capacité physique, certes forcément réduite au début de la pratique de la respiration nasale, augmentera naturellement avec le temps.

Pour les personnes de constitution Vata, l’exercice physique devra comporter des mouvements lents afin d’équilibrer le Vata. Conviendront le Tai Chi, la natation lente, les danses lentes, le cyclisme (sans forcer), la marche, de courtes randonnées et le Yoga.

Pour les personnes de constitution Pitta, l’activité physique devra utiliser la force, la concentration et la vitesse. Conviendront la natation, le ski, le canoë, le surf, le ski nautique, l’ascension, la marche à pas rapide, le jogging (si possible par temps couvert), le tennis et le Yoga.

Pour les personnes de constitutions Kapha, l’exercice physique devra s’appuyer sur l’endurance et la persévérance. Les sports d’équipe comme le football sont parfaits pour les stimuler car les Kapha ont une certaine tendance à la léthargie. Conviendraient de longues marches, le jogging, la course de fond, l’aviron, l’aérobic, le cross country ou le cyclisme.

Les effets positifs de l’exercice physique régulier ont fait l’objet d’études poussées par la science moderne. On sait à présent que la régularité renforce le muscle cardiaque et la circulation, d’où diminution du risque d’accident cardiaque et de l’hypertension. Parallèlement, le taux du HDL (le bon cholestérol !) augmente alors que celui du LDL (le mauvais cholestérol) diminue. Pendant l’exercice physique, le rythme cardiaque augmente avec le niveau d’activité. Augmentent du même coup le volume des battements, l’efficacité cardiaque, le flux du sang vers les muscles, la pression sanguine, l’extraction de l’oxygène des tissus ainsi que la ventilation pulmonaire.

De plus récentes recherches ont montré que l’exercice physique avait aussi des effets positifs sur le système endocrinien : il augmente la sensibilité à l’insuline et à la leptine, d’où diminution du stockage des mauvaises graisses et une régulation de l’appétit par des processus mieux connus désormais. Lorsque vous mangez sucré, le pancréas secrète de l’insuline afin d’absorber le glucose en excès dans le sang et le stocker sous forme de graisse. Si l’insuline fait donc baisser le taux de glucose dans le sang, pour différentes raisons, y compris génétiques ou héréditaires, ce mécanisme peut s’enrayer. C’est ainsi qu’apparait le diabète de type 2 dans lequel le pancréas peine à fabriquer plus d’insuline pendant que les cellules fabriquent de la mauvaise graisse. D’où prise de poids, dépôts artériels, etc. En diminuant le taux de sucre dans le sang, l’exercice physique met un coup d’arrêt à ce processus et augmente l’hormone de croissance produite naturellement par le cerveau et dont le rôle bénéfique pour la santé n’est plus à démontrer. Celle-ci diminue l’atrophie musculaire qui se produit après la quarantaine. Par ailleurs, elle aide l’organisme à bruler les graisses, notamment la graisse abdominale. L’exercice physique a aussi des bienfaits sur le fonctionnement du cerveau : il augmente la vivacité d’esprit et améliore la mémoire.

Jo Cohen

Photo de Une : Ken Seghers
Photo intérieure : Alison Christine

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