La règle des six goûts est une règle majeure de l’Ayurvéda car elle a un impact directement visible sur notre santé. Le Moyen Age qui était parfaitement conscient de la relation entre les goûts et la santé n’a pas hésité à envoyer des expéditions à la recherche d’épices jusqu’en Inde. Cette conscience s’est progressivement perdue, au point que nul n’y fait plus attention de nos jours. Pourtant, il est clair que la nourriture industrielle, dominée par les goûts sucrés, acides et salés, favorise l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Selon l’Ayurvéda, ces goûts alimentent une véritable épidémie qui touche les Etats Unis et commence à se développer dans bien des pays industrialisés.
Archives de l’auteur : Jo COHEN
Journée liquide, le jeûne version Ayurvéda
L’Ayurvéda recommande de faire une journée liquide sur une base hebdomadaire. La consigne est simple : pendant cette journée, on évite toute nourriture solide. On boit des jus de fruits frais et des bouillons de légumes biologiques ainsi que de l’eau chaude. Cette journée de repos pour l’estomac – qu’il est conseillé de faire si possible le même jour de la semaine – permet d’éliminer ama de la physiologie (voir a ce sujet http://la-voie-de-l-ayurveda.com/sept-strategies-de-layurveda-pour-lutter-contre-ama/) et ainsi d’améliorer la santé. Pratiquée régulièrement, la journée liquide renforce aussi la puissance du feu digestif, appelé Agni en sanscrit. Agni est un concept majeur de l’Ayurvéda. Un Agni puissant est un atout essentiel pour une bonne santé. Un Agni faible, et donc une digestion faible, détériore la santé.
L’aromathérapie ayurvédique
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Philippe Couturier est docteur en pharmacie, aromathérapeute, formateur en aromathérapie et Ayurvéda Maharishi. Président de L’Académie Védique Maharishi de Paris, il a présenté sa thèse de doctorat 1986 sur le thème » L’Ayurvéda et le rôle du Pharmacien ». Dans cet entretien, le premier en format podcast[1] (merci pour votre indulgence), il souligne une certaine convergence entre l’aromathérapie occidentale et l’aromathérapie ayurvédique tout en montrant les spécificités de l’approche par l’Ayurvéda.
L’Occident a développé une tradition en aromathérapie. En France, le Dr. Jean Valnet et ses successeurs ont popularisé cet est art d’utiliser les huiles essentielles pour développer la santé et le bien-être. Par leur parfum les huiles essentielles peuvent influencer très profondément notre bien-être physique, mental et émotionnel. Elles peuvent rapidement nous remettre sur pied et nous réconforter, nous calmer et nous apaiser, tout comme nous remonter le moral, nous stimuler et nous inspirer; elles peuvent également harmoniser et rééquilibrer nos émotions, dissiper la fatigue et les tensions, améliorer l’appétit, la digestion, le sommeil, la clarté d’esprit, la créativité et la confiance en soi, et nous rendre profondément heureux …
L’Ayurvéda rapporte également l’utilisation des huiles essentielles pour la promotion de la santé et du bien-être. L’aromathérapie fait partie intégrante de l’Ayurvéda. Elle est largement utilisée et pratiquée. Les arômes sont extraits des cinq parties de l’arbre : des racines comme pour le cyprès, des tiges et de l’écorce comme pour la cannelle, le bois de santal et l’oliban, des feuilles comme pour la citronnelle, la menthe et le basilic, des fleurs comme pour la rose, le jasmin et le champaka, et des fruits comme pour la cardamome, le clou de giroflier, le citron, l’orange etc. Les modes d’administration de l’aromathérapie en Ayurvéda sont : les massages pour le corps (bois de santal etc.), l’inhalation (rose, jasmin etc.) et aussi l’administration par voie orale (menthe, gingembre etc.).
L’Ayurvéda est une approche holistique de la vie. Les plantes comme les hommes, vivent, elles ont une activité physique, concrète, et une activité qui ressort du domaine de l’esprit, spirituelle, subtile. Si nous savons écouter notre propre nature alors nous entendons la nature de tout Etre. La distillation est une activité physique, concrète. Le processus requière attention et délicatesse car c’est une transformation. Pour obtenir un bon résultat, la coopération de tous les intervenants est nécessaire : la plante, le sol de culture, l’exposition au soleil, la température, l’entretien des champs et la préservation de l’environnement, la récolte et la préparation de la plante, le matériel, etc. Si à chaque étape de la transformation les personnes ont une conscience élargie, préservée du stress et des tensions, le résultat obtenu sera sans aucun doute de extrême qualité : une huile essentielle raffinée et une efficacité remarquable en aromathérapie.
Propos recueillis par Jo Cohen
[1] Le format podcast vous permet d’écouter cet entretien où bon vous semble, dans votre voiture, dans le métro, en marchant…à condition de disposer d’un lecteur mp3. Vous pouvez l’écouter sur le blog en cliquant sur le bouton Play ou en le téléchargeant sur le lien suivant.
Les secrets d’une bonne mémoire selon l’Ayurvéda
En occident, la mémoire ne devient un problème de santé que lorsqu’une maladie dégénérative telle que la maladie d’Alzheimer apparaît. Pourtant, une telle maladie ne se déclare pas en un jour. Les pertes de mémoire commencent avec un simple oubli de clés ou de lunettes… Dans 40 % des cas, lorsque la maladie est avérée, les patients finissent par perdre les mots de la conversation courante jusqu’au moment où ils ne reconnaissent plus leurs proches. S’ensuivent perte d’autonomie et dépression. C’est la huitième cause de décès dans les pays industrialisés.
Selon le World Alzheimer Report 2010, 35,6 millions de personnes seraient atteintes d’Alzheimer dans le monde. Elles seront 65,7 millions en 2030 et 115,4 millions en 2050, dont plus d’un million en France où elles sont déjà estimées à plus d’un demi-million. Aux Etats-Unis, les problèmes de mémoire touchent plus de la moitié des personnes de plus de 85 ans. Tous ces chiffres sont largement sous-évalués car de nombreux médecins refusent d’inquiéter leurs malades en l’absence de tout traitement pour les aider, ce qui modifie leur comptabilisation! C’est pourquoi certains experts estiment qu’un américain sur deux sera touché par une dégénérescence du cerveau avant vingt ans. Malgré l’ampleur de ce futur désastre, la médecine n’a pas trouvé de remède miracle capable de stopper ou de ralentir la perte de mémoire.






