Les sons védiques au service de la santé

Le Pr. Tony Nader

Le Pr. Tony Nader

Nous savons à présent que la physiologie est l’expression du Véda et de la littérature védique (voir à ce sujet http://la-voie-de-l-ayurveda.com/science-et-veda-confirment-notre-statut-cosmique), ces suites sonores entendues par les Rishis de l’Inde dans le silence profond de leurs méditations. Ces suites sonores décrivent en détail le mode de fonctionnement des lois de la nature dans la physiologie humaine. A ce titre, le Véda est une connaissance universelle accessible à tous. Elle est présente en chacun de nous. D’où l’expression tirée des textes védiques, « Je suis le Véda », vedoham en sanscrit. En clair, au niveau le plus fondamental des lois de la nature, notre physiologie est faite des sons du Véda. Cette correspondance biunivoque entre la physiologie et ces suites sonores, que l’on doit aux travaux du Professeur Tony Nader sous la conduite du sage indien Maharishi Mahesh Yogi, va bien plus loin que celle basée sur les cinq éléments que l’on retrouve dans toutes les descriptions liées à l’Ayurvéda. Cette réalité à base de sons est totalement en phase avec ce qu’affirment nombre de traditions. « Les grands courants de connaissances qui constituent le patrimoine de l’humanité se rejoignent dans leur description de l’origine du monde, des êtres et des choses » explique Pierre Baierlé, animateur du site Vedoham. En témoigne cette citation de l’Evangile selon Saint Jean : « Au commencement est le verbe ». De la même façon, plusieurs traditions présentent le processus de la création comme l’expression de sons primordiaux.

Cette lecture de la physiologie en termes de suites sonores est également en phase avec les développements les plus récents de la science moderne. En effet, les dernières hypothèses de la mécanique quantique estiment que, contrairement aux apparences, les particules ne sont pas solides ou inertes. Elles fonctionnent comme des « vibrations concentrées », modèle décrit par la théorie des super-cordes. Tout l’univers matériel serait ainsi constitué de sons émergeant du champ unifié, ce niveau fondamental à partir duquel émerge tout l’univers. « Il nous faut alors comprendre la matière comme une vibration particulière du champ ; une vibration qui, si elle pouvait être perçue, le serait comme une séquence sonore. En d’autres termes, le champ est la réalité première et tout ce que nous percevons comme réel n’est, en fait, que les modes vibratoires du champ » explique le célèbre physicien Albert Einstein. La mécanique quantique reconnaît que ce champ unifié est la source de toutes les lois de la nature.

La théorie des super-cordes

La théorie des super-cordes 

L’application pratique la plus simple[1] de cette réinterprétation du Véda consiste à écouter ces suites sonores que sont les hymnes du Véda. Il est également possible de réciter ces suites sonores, à condition toutefois que l’on soit sûr de la qualité de sa prononciation du sanscrit. Ecouter ou réciter ces sons védiques, c’est animer par effet de résonance telle ou telle partie de notre physiologie. Le Véda engendre l’ADN en tant qu’expression parfaite de toutes les lois de la nature, qui à son tour engendre la physiologie. « La récitation des sons de la littérature védique dans leur propre séquence résonne avec les mêmes structures anatomiques auxquelles elles correspondent. Leur séquence spécifique animera aussi une séquence spécifique d’activité physiologique neuronale. Ceci incitera la physiologie à fonctionner en accord avec sa conception originale et parfaite. Toutes les imperfections sous la forme de blocages, de stress, de manque ou d’excès d’activité, ou de connexions anormales entre les divers composants de la physiologie, seront défavorisés en lisant ou écoutant l’aspect spécifique du Véda et de la littérature védique qui correspond à cette zone de la physiologie source de difficultés » précise le Professeur Tony Nader.

En animant telle ou telle partie de la physiologie, l’écoute des hymnes védiques a un effet guérisseur ainsi que le confirme le neurologue français Philippe Gallois: « Il est un nouvel acquis scientifique indubitable : le corps humain est fait de sons, de ces sons primordiaux qui constituent les mantras du Véda ». Le médecin et chercheur Hari Sharma de l’University Medical Center de l’Etat de l’Ohio, précise que les différents Védas créent différentes structures dans la physiologie : « Chacune fonctionne à un niveau vibratoire spécifique. La moindre distorsion de ces vibrations, à cause d’un problème mental ou d’une alimentation inadéquate, et c’est la maladie qui se développe ». En utilisant ces suites sonores de façon appropriée, le fonctionnement désordonné fait place à un fonctionnement plus ordonné dans la physiologie. Certains mantras ou traités tels que le Shri Vishnu Sahasranama Stotram – littéralement les « mille noms de Vishnu » – sont préconisés à des fins thérapeutiques. Mettre notre attention sur la séquence védique crée la cohérence des ondes cérébrales et anime la séquence génétique de l’ADN. Lorsque les gènes sont remis en ordre, la physiologie fonctionne à nouveau correctement.

Les pandits chantent les hymnes du Véda

Les pandits chantent les hymnes du Véda

On comprend mieux  dès lors l’importance accordée à la méditation et à la prononciation correcte de textes sanscrits en tant que fondements des remèdes de l’Ayurvéda Maharishi. Elle repose sur le fait que la conscience est à la base de la physiologie, et non l’inverse ainsi que l’affirme la biologie moderne. La méditation préconisée dans le Véda est censée conduire à ce niveau de silence, appelé transcendant. Même si elles apportent un niveau certain d’apaisement de l’activité mentale, toutes les formes de méditation ne conduisent pas à cette expérience unique du transcendant (voir à ce sujet http://management-vedique.com/ou-en-sont-les-recherches-scientifiques-sur-la-meditation). La méditation transcendantale y conduit de manière automatique. Elle donne lieu à des expériences non-duelles de transcendance marquées par un sentiment de conscience de soi sans contenu ainsi que l’explique le Dr Fred Travis, PhD., directeur du Center for Brain, Consciousness and Cognition à l’Université Maharishi de Management à Fairfield (Iowa, USA). L’analyse des descriptions faites de cette expérience par 52 sujets pratiquant cette technique montre trois caractéristiques communes : l’absence de temps, d’espace, et de sens du corps[2]. Des changements physiologiques spécifiques sont en outre associés à cette expérience, notamment les tracés EEG dans les ondes alpha (huit à douze pulsations à la seconde). Ils deviennent plus cohérents entre les deux hémisphères pendant et après la pratique.

Shri Shiva Sahasranam Stotram

Shri Shiva Sahasranam Stotram

La question qui se pose à présent est simple : par où commencer ? L’Ayurvéda Maharishi recommande entre autre l’écoute du Sama Véda[3], le second des quatre Védas. Les effets positifs du Sama Véda sur des cultures de cellules cancéreuses in vitro ont été démontrés par les recherches du Dr. Hari Sharma. On trouve sur YouTube[4] une vidéo montrant l’impact du Sama Véda sur les ondes cérébrales d’un sujet de 26 ans écoutant ces hymnes les yeux fermés. Cette vidéo montre clairement que le cortex visuel reste activé (zone rouge) même lorsque les yeux sont fermés. Les strophes du Sama Véda de cette vidéo sont chantées par des pandits formés selon les instructions de Maharishi Mahesh Yogi en termes de rythme. Ils diffèrent d’autres façons de réciter le Sama Véda ainsi que vous vous en rendrez compte en parcourant YouTube. Le meilleur moment pour écouter le Sama Véda est avant de se coucher. Pour aller plus loin, il est possible de commander des CD de chants védiques Maharishi sur des sites en Inde[5] ou en Angleterre[6]. On trouve notamment le fameux Shri Vishnu Sahasranam Stotram, mais aussi le Shri Shiva Sahasranam Stotram, etc. Ecouter ces CD quasiment une heure durant les yeux fermés[7] crée beaucoup d’ordre au niveau du mental et de la physiologie. L’écoute crée en outre des qualités spécifiques. Ainsi, le Shri Shiva Sahasranam Stotram développe parmi d’autres la qualité de silence dans la conscience. Le Shri Vishnu Sahasranam Stotram favorise la félicité. Le CD Forty Aspects of Veda & Vedic Litterature est idéal pour la santé générale.

 

Jo Cohen

 

 

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[1]                               Il existe plusieurs technologies utilisant les suites sonores du Véda. Nous avons évoqué dans un précédent article la Technologie des Vibrations Védiques Maharishi et le Modèle de la Physiologie Védique Maharishi. Les Yagyas – cérémonies à base de récitations faites autour d’un feu sacrificiel par des pandits spécialisés – entrent aussi dans cette catégorie. Plusieurs Yagyas sont faits pour améliorer la santé.

[2]                               Ces expériences de transcendance ont été l’objet de recherches récentes sur les états supérieurs de conscience publiées dans le numéro de janvier 2014 des Annales de l’Académie des Sciences de New York.

 

[3]                               Notez ici que l’écoute des sons védiques n’a pas pour but de remplacer les soins ayurvédiques plus classiques qui seraient nécessaires, ni même les recommandations de votre médecin traitant habituel.

[4]                               Consulter le lien https://www.youtube.com/watch?v=DX11bBpuKlU

 

[5]                               Consulter le site vedic-arts.com qui distribue ses productions dans le monde entier.

[6]                               Le site www.maharishi.co.uk

[7]                               C’est ainsi qu’il convient d’écouter les hymnes du Véda : assis sur une chaise ou couché les yeux fermés.

5 réflexions au sujet de « Les sons védiques au service de la santé »

  1. Christiane Soucy

    Merci pour le sujet d’aujourd’hui sur les sons védiques, je vais me mettre à l’écoute.
    J’écoute tous les jours des mantras angéliques chantés par Kasara qui est présentement en France pour une tournée de conférences. Les chants Védiques aussi feront partie de mes méditations!
    Christiane…Saint-Jérôme, Québec.

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    1. Jo COHEN Auteur de l’article

      Bonsoir Christiane

      C’est une bonne routine que d’écouter les hymnes du Véda les yeux fermés chaque jour. Je te souhaite de belles expériences.

      Jo

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  2. Béatrice

    Merci pour cet article M. Cohen
    Le chant vibral ou chant spontané est une clé informationnelle pour nos cellules, depuis notre fréquence vibratoire. C’est le chant de l’Esprit où se mêlent parfois des sons védiques, sanskrit, Emenita, Emesa…le sens de ces sons n’a aucune importance parce qu’il est le langage du coeur vibral que l’on appelle Amour infini. On parle alors de langage vibratoire et de lumière vibrale. Il nous connecte au Coeur universel, à l’Unité où les mots et leurs définitions n’ont plus aucun sens car l’Amour rassemble naturellement dans le silence de la Splendeur. Nous parlons alors de « famille » vibrale. Nous sommes cette lumière vibrale. Seul l’alignement du corps/âme/esprit (Mer-ka-ba pour les Atlantes et les Egyptiens) permet la connexion spontanée. Retour au point Zéro, là où l’espace/temps disparaît. Retour à notre Vérité, à notre Eternité.

    http://centre-de-sonologie.blog4ever.com

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