Assurez-vous de maintenir votre thyroïde en bonne santé

La thyroïde se situe dans la gorge

Située sur la face antérieure du cou, la glande thyroïde intervient dans de nombreuses maladies. Elle pèse entre 20 à 30 grammes et ressemble à un papillon de 6 à 8 cm de hauteur posé de part et d’autre du larynx. Savoir comment favoriser son équilibre est essentiel à notre santé. A la base, la thyroïde est une glande endocrine qui régule de nombreux systèmes hormonaux. Son action passe  entre autre par la sécrétion de triiodothyronine (T3), de thyroxine (T4) et de calcitonine. De nombreuses affections plus ou moins graves peuvent perturber son fonctionnement. Il n’existe pas de statistiques officielles à ce sujet, mais, certains experts estiment qu’au moins 12% de la population française souffre à des degrés divers d’affections de la thyroïde. La plus fréquente des affections de cette glande est la thyroïdite de Hashimoto,  maladie auto-immune qui peut la détruire entièrement. Le cancer thyroïdien, en forte progression en France depuis 1980[1], est la plus grave des affections de cette petite glande. Les dysfonctionnements les plus courants sont bien sûr l’hyperthyroïdie et l’hypothyroïdie. L’hyperthyroïdie est due à un excès de thyroxine et triiodothyronine alors que l’hypothyroïdie décrit des symptômes inverses. Lorsqu’elle manque d’iode, l’oligo-élément qui lui permet de fabriquer les hormones thyroïdiennes, elle grossit et forme un goitre qui déforme le cou.

Derrière la thyroïde se trouvent quatre petites glandes parathyroïdes de la taille d’un grain de blé ainsi que deux nerfs qui commandent la mobilité des cordes vocales. La thyroïde fabrique les hormones T3 et T4 à partir de l’Iode et de la tyrosine, acide aminé issu de l’alimentation. T4 se transforme alors en T3 qui est 3 à 5 fois plus active. L’excès d’iode ingéré par la thyroïde est éliminé par l’urine. La glande peut stocker la quantité d’iode nécessaire pour deux mois. Toute carence en iode engendre des troubles de la croissance ainsi que des troubles psychiques. Le besoin en iode pour un adulte est de 150 microgrammes (mcg) par jour et de 250 mcg chez la femme enceinte.  Quant à la Tyrosine, dont la phénylalanine est un précurseur, c’est  l’un des 22 acides aminés nécessaires pour fabriquer les protéines. On en trouve dans des végétaux tels que les amandes, l’avocat, la banane, la fève, la graine de courge, la graine de sésame ainsi que dans des produits animaux tels que le poulet, la dinde, le poisson et les produits laitiers. Les besoins journaliers d’un adulte sont estimés à 14 mg/kg de poids et au minimum de 1,1 g par jour. La calcitonine, troisième hormone thyroïdienne, est essentielle au métabolisme du calcium. Elle est constituée de 32 acides aminés dont 6 molécules de tyrosine et 3 de son précurseur, la phénylalanine.

Le papillon thyroïdien

La thyroïde favorise le développement du squelette, y compris les dents, ainsi que du système nerveux central.  Elle permet la production de la gaine de myéline qui protège l’axone qui véhicule l’influx nerveux. Elle intervient également dans la production des neurotransmetteurs, essentiellement de la sérotonine, indispensable au sommeil et à la croissance de ces filaments nerveux nommés axones. Son rôle est également déterminant dans les fonctions cognitives. Les hormones thyroïdiennes stimulent toutes les zones de l’organisme ainsi que le métabolisme basal, responsable de l‘accélération du cœur, de l’augmentation de la pression artérielle ou encore de  la régulation thermique du corps. T3 et T4 participent à la fabrication des protéines, dégradent le glycogène pour fournir l’énergie glucidique, et favorisent la dégradation des graisses pour l’énergie lipidique. Les hormones T3 et T4 sont fabriquées à partir de la stimulation par deux hormones successives fabriquées dans le cerveau. Ce sont l’hormone Thyréotrope (TRH), fabriquée au niveau de l’hypothalamus et la ThyréoStimulineHormone (TSH) fabriquée par l’hypophyse à la base du cerveau. Le dosage de la TSH dans le sang est un examen courant pour connaître l’état de fonctionnement de la thyroïde. Si cette dose augmente, les médecins prescrivent généralement un substitut hormonal d’origine chimique, connu sous le nom de Lévothyrox, alors qu’un simple changement alimentaire permettrait de rétablir rapidement l’équilibre. Quant à la calcitonine, son rôle est de réduire le taux de calcium dans le sang quand il est trop élevé. A cet effet, elle bloque la formation de cellules osseuses, diminue l’action de la Vitamine D et augmente l’élimination du calcium par les reins.

Goitre thyroïdien

Dès lors, on comprend mieux pourquoi tout dysfonctionnement de la thyroïde peut avoir une forte influence sur le métabolisme, la croissance osseuse, la régulation de la température, la clarté mentale, etc. Les symptômes de dérèglement de la thyroïde sont nombreux : fatigue, constipation, pieds et mains froids, prise de poids, irritabilité, insomnie, infertilité, maladies auto-immunes. La glande est très sensible au stress et au manque d’exercice physique. Une étude publiée dans le magazine Neuro Endocrinology a montré que la pratique modérée  d’exercice physique  pouvait augmenter les niveaux d’hormones thyroïdiennes circulant dans la physiologie. La thyroïde est également sensible aux toxines et aux rayonnements, voilà pourquoi il est recommandé de réduire au minimum l’exposition à ces facteurs. Il est conseillé d’éviter de boire de l’eau du robinet non filtrée car elle contient des pesticides et des métaux lourds, d’éviter la viande et des produits laitiers issus de filières industrielles car ils contiennent des résidus d’hormones et d’antibiotiques, d’éviter les poissons qui contiennent du mercure, d’éviter tout contact avec des produits de nettoyage, de résister aux aliments industriels bourrés d’additifs, de ne pas se tartiner la peau de produits cosmétiques à base de produits chimiques, d’éviter si possible les radiographies dentaires, les produits ignifuges, les produits contenant du fluor ou encore les cigarettes.

L’eau potable est traitée au chlore et au fluor

L’Ayurvéda apporte également sa contribution au bon fonctionnement de la thyroïde, notamment en favorisant l’absorption de l’iode. Deux plantes y contribuent fortement : Guggul et Ashwagandha. Une étude publiée dans Planta Medica a montré que le Guggul (alias Commiphora Mukul) augmentait l’absorption de l’iode dans la glande thyroïde[2]. Une autre étude[3] a montré que la prise de Guggul suggérait que ses composants avaient la capacité de contrer les agents néfastes au bon fonctionnement de la thyroïde chez les sujets par ailleurs en bonne santé. Au bout de 30 jours, les chercheurs ont constaté que certains constituants du Guggul stimulaient l’activité d’enzymes telles que la superoxyde dismutase (SOD), la catalase (CAT) et les peroxydes lipidiques (LPO). Cette activité antioxydante accrue est responsable de l’augmentation des taux d’hormones thyroïdiennes T3 et T4 également notés dans cette étude. Précisons que l’Ayurvéda estime que Guggul est plus efficace lorsqu’il est utilisé en conjonction avec Ashwagandha (Withania somnifera). Des études[4] ont montré que certains constituants de l’Ashwagandha soutenaient également des niveaux sains de peroxyde lipidique (LPO) dans le foie, là où les hormones de la thyroïde sont fabriquées. Les taux de SOD et de CAT ont également augmenté de façon significative avec des suppléments d’Ashwagandha. Certains constituants de cette plante antistress facilitent la production naturelle des enzymes qui neutralisent les agents néfastes à la thyroïde chez les individus sains, d’où des niveaux plus élevés de T4, l’hormone précurseur de T3, l’hormone thyroïdienne la plus active. D’autres études[5] ont mesuré une augmentation des taux de T3 et de T4 en corrélation avec la prise d’Ashwagandha.

Guggul

Reste la question de fond : comment équilibrer le fonctionnement de la thyroïde dans un  contexte marqué par un déficit en iode. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 72% de la population mondiale souffrirait en effet de carence en iode, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que les taux d’iode ont chuté de 50% au cours des 30 dernières années. Ceci est dû à une réduction de la consommation de sel iodé, à l’appauvrissement des sols en iode, à l’élimination de l’iode en tant que conditionneur de pâte dans le pain ou encore à l’arrêt de l’utilisation de l’iode pour désinfecter les machines dans les industries du lait et de la viande. L’iode qui a été retiré du pain a été remplacé par le bromure, inhibiteur de l’absorption de l’iode. Les seins sont l’un des principaux sites de stockage de l’iode dans le corps. Sa présence dans le lait maternel favorise l’immunité du bébé ainsi que le développement de son cerveau. Il bloque l’absorption des œstrogènes toxiques et augmente l’absorption de l’œstrogène sain. Il augmente la mort cellulaire (apoptose) dans les cellules anormales du sein et de la thyroïde. Rappelons que l’apoptose est un processus essentiel qui favorise la formation de nouveaux organes sains ainsi que l’élimination et le remplacement des cellules nocives.

iode

L’iode est par ailleurs un puissant antioxydant. De nombreuses études ont montré qu’il a permis d’améliorer considérablement la désintoxication par l’urine de toxiques tels que le fluorure, le chlorure et le bromure. Rappelons que l’on trouve du fluor dans l’eau potable, dans les casseroles antiadhésives, les dentifrices ainsi que dans de nombreux médicaments. Le fluorure a été utilisé dans les années 50 pour supprimer la fonction thyroïdienne en cas d’hyperthyroïdie en Amérique du Sud et en Europe. Avec la carence en iode, la thyroïde devient beaucoup plus vulnérable aux toxines environnementales qui bloquent son fonctionnement. Pourtant, il est indispensable à la production d’hormones thyroïdiennes (T3, T4). L’iode est également nécessaire, avec le sélénium, pour convertir l’hormone thyroïdienne la moins active, la T4, en hormone thyroïdienne la plus active, la T3.

L’aération du sel fait évaporer l’iode

Selon l’Ayurvéda, l’iode est un stimulant lymphatique naturel. Le sein, la thyroïde, la prostate et l’intestin ont tous de fortes concentrations en iode et sont très dépendants de l’écoulement lymphatique. Lorsque le système lymphatique est congestionné, le tissu cicatriciel et le tissu fibreux peuvent s’accumuler. Ceci est particulièrement problématique dans le sein. Des études ont montré que l’iode pouvait réduire l’accumulation de tissu fibreux dans le sein. Certaines études ont relié des niveaux élevés d’iode à la santé de la thyroïde et de la prostate. Les japonais, qui consomment beaucoup de produits de la mer, ont une meilleure santé de la prostate que les américains alors qu’il est reconnu que l’iode renforce l’immunité, la désintoxication naturelle, le métabolisme cellulaire, la fonction hormonale, la mémoire, l’énergie, l’humeur et le poids. L’iode peut fournir un soutien immunitaire pour une santé optimale du sein, car le tissu mammaire concentre plus d’iode que la thyroïde. Si l’iode est un précurseur de la fabrication des hormones thyroïdiennes, le rôle de l’iode ne commence pas avec la thyroïde. Les récepteurs d’iode existent dans chacune des cellules du corps et régulent la fonction cellulaire, comme le mouvement de la nutrition dans la cellule et le drainage lymphatique des toxines de chaque cellule. L’iode était considéré autrefois comme un antibiotique. Aujourd’hui encore, avant toute opération chirurgie, les médecins frottent la zone à opérer avec de l’iode afin de soutenir l’immunité.

Ashwagandha

L’iode protège les cellules contre les métaux lourds, les produits chimiques et les toxines qui ont atteint des niveaux sans précédent dans notre monde civilisé et peuvent provenir de sources insoupçonnables. Ainsi, de nouveaux meubles peuvent être source d’halogènes qui entrent en concurrence avec l’iode dans les récepteurs de l’iode dans l’organisme. C’est le cas avec le le brome et le fluor qui sont des halogènes comme l’iode. Lorsque les niveaux d’iode sont faibles, les récepteurs d’iode captent d’autres halogènes ou leurs sous-produits. Les métaux lourds, les polluants environnementaux, les pesticides, les meubles, les tapis, les polluants, les pesticides et les œstrogènes provenant des plastiques peuvent être plus agressifs lorsque les taux d’iode sont faibles. Ces toxines peuvent inhiber la fonction thyroïdienne, le métabolisme cellulaire, l’équilibre hormonal, et de nombreuses autres fonctions cellulaires.

Complément alimentaire à base d’iode

En résumé, nous sommes déficients en iode à cause des toxines qui entrent en concurrence avec les récepteurs de l’iode, à cause des sols appauvris en iode, à cause des eaux chlorées et fluorées, l’absence d’iode dans le pain, dans l’alimentation et dans le sel[6]. En cas de carence en iode, la thyroïde grossit. Actuellement, l’OMS a fixé l’apport idéal d’iode à 150 mcg par jour. Comment apporter cette dose quotidienne en toute sécurité? En consommant des aliments riches en iode, et prenant du Guggul et de l’Ashwaganda et, éventuellement, en y ajoutant la prise de compléments alimentaires riches en iode et de qualité biologique. Ne pas perdre de vue non plus que les vitamines et les minéraux sont importants pour la production et l’utilisation des hormones thyroïdiennes. Ce sont le sélénium, le zinc et les vitamines A, E, C et B. On en trouve dans les aliments suivants :

  • Iode: algues marines, crevettes, saumon, sardines, huîtres, œufs
  • Sélénium: noix du Brésil, fruits de mer, viande de filière « bio »
  • Zinc: huîtres, racines de gingembre, noix du Brésil, amandes, noix, sardines
  • Vitamine A: Légumes verts, nectarines, pêches, huile de foie de morue, carottes (elles contiennent un important précurseur de la vitamine A)
  • Vitamine E: arachides, amandes, graines de tournesol, huile d’olive, germes de blé
  • Vitamine C: agrumes, fraises, légumes verts, piment rouge
  • Vitamine B2: levure de bière, œufs, viande bio, lait, légumes verts
  • Vitamine B3: levure de bière, saumon, thon, poulet, foie, champignons
  • Vitamine B6: levure de bière, graines de tournesol, germe de blé, thon, saumon, foie

Attention car certains aliments sains peuvent aussi perturber la fonction de la thyroïde. C’est le cas des produits issus du soja (tofu, tempeh, lait de soja), du brocoli, du chou, du chou frisé, des choux de Bruxelles, de l’arachide et des pignons, des fraises, des pêches et des épinards.

Jo Cohen

 

 

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[1]                              En France, la fréquence du cancer de la thyroïde a augmenté au cours des dernières décennies, posant la question du rôle joué par la catastrophe de Tchernobyl.

[2]                              “Thyroid Stimulating Action of Z-Guggulsterone Obtained from Commiphora mukul” Tripathi YB, Malhotra OP, Tripathi SN. Planta Medica. 1984 Feb;50(1):78-80.

[3]                              “Response of commiphora mukul (guggulu) on melatonin induced hypothyroidism” Singh AK, Tripathi SN, Prasad GC. Ancient Science of Life. 1983 Oct;3(2):85-90.

[4]                              “Withania somnifera and Bauhinia purpurea in the regulation of circulating thyroid hormone concentrations in female mice” Panda S, Kar A. Journal of Ethnopharmacology. 1999 Nov 1;67(2):233-9.

 

[5]                              “Changes in thyroid hormone concentrations after administration of ashwagandha root extract to adult male mice” Panda S, Kar A. Journal of Pharmacy and Pharmacology. 1998 Sep;50(9):1065-8.

 

[6]                              Le sel n’est malheureusement pas le plus grand porteur d’iode. Après son exposition à l’air pendant 4 semaines, il perd 100% de sa teneur en iode.

 

20 réflexions sur « Assurez-vous de maintenir votre thyroïde en bonne santé »

  1. Got

    Et quand on n’a plus de thyroïde .que peut on faire a part avaler du levothyrox tous les jours .avez vous une autre solution pour ne pas s’intoxiquer tous les jours .merci de votre réponse .

    Répondre
    1. Jo COHEN

      Mangez bio, faites la chasse aux toxines ménagères et faites régulièrement un Panchakarma serait un bon début. Vous pouvez aussi prendre régulièrement de l’Amrit Kalash Maharishi. Jo Cohen

      Répondre
  2. JACQUELINE GRENIER

    Bonjour Jo
    merci pour cet article sur la thyroïde qui est vraiment très importante pour le bon fonctionnement de tous les organes du corps.
    belle soirée à toi et à bientôt
    Jacqueline

    Répondre
  3. Joël Gord

    Bonjour à tous.
    Puisque nous sommes sur un site consacré à l’ayurvéda, il serait dommage, me semble-t-il, d’oublier les bienfaits de la pratique du yoga sur les fonctions endocrines. Bien que n’en ayant aucune expérience thérapeutique personnelle, j’ai retrouvé dans plus d’un traité sur le yoga l’exposé des mérites sur la régularisation des fonctions thyroïdienne et parathyroïdienne par la pratique de diverses asanas et tout particulièrement Sarvangasana (la chandelle) et Halasana (la charrue). Lorsque je pratique ces postures, j’ai toujours cela en pensée et en intention… En effet, tout ne se résume pas à la chimie dans la complexité du vivant. Mais il y a place pour d’autres phénomènes comme la biodisponibilité, les interférences avec d’autres sphères: hormonales, métabolique…, l’aspect cyclique (nycthéméral, perannuel…) de bien des fonctions du vivant. Etc… Alors, même si prendre un peu plus d’iode (par la bouche, ou d’ailleurs par application sur la peau, genre teinture d’iode, car cà marche aussi tant le corps est avide de cet halogéné) ne nuit probablement pas, c’est au niveau fonctionnel surtout qu’il nous faut réfléchir et observer quand on parle santé et/ou médecine. J’ai ainsi, pour ma part, observé plus d’un succès, évitant à des patientes  »limites » en dosage de TSH de se retrouver à vie avec leur Lévothyrox (et d’ailleurs fonctionnellement pas mieux qu’avant, voire beaucoup moins bien) simplement par la prise d’iode à posologie oligoélémentaire durant quelques mois. Idem pour des patientes déjà supplémentées en hormone T4 chez qui l’adjonction des mêmes oligoéléments a permis de réduire la dose de T4, mais surtout une meilleur efficacité du traitement avec un meilleur confort (l’iode est nécessaire à la conversion de T4 en T3). Ceci n’est pas anecdotique mais connu… de ceux qui s’y intéressent!
    Bien à vous.
    Joël

    Répondre
    1. JACQUELINE

      Bonjour Joël

      Je voulais vous demander comme vous connaissez bien les bienfaits de la pratique du yoga
      j’en fais depuis 1 année
      j’ai commencé la démarche de voir en portant de moins en moins mes lunettes
      y a t il des postures qui privilégient la bonne circulation du sang, de l’oxygène dans le corps et donc dans tous les organes donc les yeux puisque tout est lié
      merci pour les conseils que vous pourriez me donner
      amicalement
      Jacqueline

      Répondre
      1. Joël Gord

        Bonjour Jacqueline.
        Non! je ne connais pas « bien » les bienfaits du yoga. Simplement je m’y intéresse. Et j’ai découvert le yoga depuis deux an seulement, donc pas plus que vous. Mais d’abord, à titre personnel, je ne crois pas que le yoga ait cela pour finalité (pas plus d’être en bonne santé, ou se guérir, pas plus de rester jeune ou vieillir bien, etc…) d’ailleurs je ne suis pas sûr qu’il ait une finalité, tout court. Alors, les effets sur la santé et les maladies, je les verrais plutôt comme des effets « collatéraux » de la pratique des asanas, mais aussi du pranayama, de la méditation et du reste. Mais des effets positifs, pour une fois, ce qui distingue des mêmes effets dits « secondaires » des médicaments, et alors la plupart du temps néfastes.
        Où trouver les données sur ce sujet? Pour ma part, je les glane dans mes diverses lectures, mais aussi discussions avec des personnes expérimentées (ce qui ne m’empêche pas d’aller ensuite vérifier et recouper les informations). Il se trouve que ma prof de yoga enseigne selon la méthode d’Iyengar, qui était très « porté » sur l’aspect thérapeutique du yoga (peut-être trop, à mon goût!) et j’ai souvent recours à un de ses ouvrage « Bible du yoga » (moins de dix euros) et qui pourrait vous renseigner succintement, car à chaque posture, pranayama, bandha et mudra, Iyengar commente les bénéfices en terme de santé. Ce qui d’ailleurs pourrait laisser croire que le yoga est fait pour entretenir la santé: à chacun de se faire son idée… Par ailleurs un périodique d’obédience Iyengar, est édité en Inde, mais distribué dans le monde entier, et intégralement consacré à ces questions liant yoga et thérapeutique: YOGA RAHASYA . On trouve ailleurs mainte et mainte références aux effets bénéfique du yoga sur la santé, notamment dans la Hatha Yoga Pradipika. Cherchez et vous trouverez: c’est aussi (dit autrement) un des préceptes de la voie du yoga.
        Bien à vous, en espérant vous avoir motivée à cette recherche, si elle vous intéresse
        J.Gord.

        Répondre
        1. JACQUELINE

          Bonjour Joël
          Merci beaucoup pour votre réponse
          En effet vous m’avez motivé dans ma recherche
          je vais déjà lire « la bible du yoga » de Iyengar qui semble être une belle référence.

          Belle journée à vous
          amicalement
          Jacqueline

          Répondre
          1. marie

            Il y a également le très intéressant livre de Christine Campagnac-Morette « Prévenir et Guérir » (qui en est à sa sixième édition). Un chapitre de ce manuel pratique est spécifiquement dédié aux problèmes thyroîdiens : elle indique les pratiques à privilégier en hypo et en hyper.

  4. Caroline

    Bonjour,
    Merci pour cet article exhaustif.
    J’aimerais savoir dans quelle mesure l’hyperthyroidie peut, elle aussi, etre gérée par une supplementation en ashwaghanda.
    Bien à vous,
    Caroline

    Répondre
    1. Jo COHEN

      Bonjour Caroline

      En tant que plante antistress, l’Ashwagandha devrait avoir un effet bénéfique sur l’hyperthyroïdie.
      Pensez aussi au Yoga et à la méditation.

      Bonne journée
      Jo

      Répondre
  5. Laureline Desmet

    Bonjour,

    Je vous remercie pour votre article fort complet. J’ai fais beaucoup de recherches concernant les problèmes à la thyroïde et j’ai lu que les glandes surrénales pouvaient, si elles sont « épuisées » provoquer un dysfonctionnement de la thyroïde. Qu’en pensez-vous ?

    Peut-on consommer le gugul sans crainte ? Je sais que l’Ashwaganda il n’y a aucune contre indication.

    Merci mille fois d’avance, 🙂

    Laureline

    Répondre
    1. Jo COHEN

      Bonjour Laureline

      La médecine occidentale n’établit pas lien entre les surrénales et la thyroïde.
      Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas.
      Je n’ai trouvé de trace dans les textes ayurvédiques.

      Au sujet du Guggul, il est conseillé de sa faire prescrire le dosage par un professionnel afin d’éviter de possibles effets secondaires de cette résine (effets sur la peau et les muscles).

      Bonne journée
      Jo

      Répondre
      1. marie

        Certains médecins occidentaux, trop rares, font le lien! Je cite :
        « Interaction de la thyroïde avec les autres glandes hormonales

        Le Dr Jean-Claude Lapraz, président de la Société internationale de médecine endobiogénique et de physiologie intégrative (SIMEPI), a fondé ses recherches autour du système endocrinien depuis plus de quarante ans, tout en étudiant l’action hormonale des plantes. Il invite à une approche plus globale du patient afin de mieux comprendre comment la défaillance apparente d’une glande endocrine peut révéler de profonds dysfonctionnements cachés d’une autre. « Il faut replacer la thyroïde dans l’ensemble du système hormonal, explique-t-il. Actuellement, notre médecine ne considère pas suffisamment les relations entre les divers systèmes hormonaux, et, devant un trouble de la thyroïde (soit en excès, soit en manque), elle se contente d’agir sur la seule thyroïde avec des médicaments qui la freinent ou la stimulent. Ces traitements sont parfois nécessaires, mais au préalable il serait bon de rechercher quels autres éléments hormonaux participent à l’installation et au développement des dérèglements de cette glande. » Les problèmes de thyroïde sont souvent provoqués par des stress répétés ou des chocs émotionnels. Le stress induit une augmentation du cortisol, l’hormone du stress, et déclenche des sécrétions de neuromédiateurs qui perturbent l’activité de la thyroïde. En fonction de l’état de base de l’individu, des effets négatifs plus ou moins importants, immédiats ou retardés, peuvent alors se manifester. « Le traitement idéal devrait alors tenir compte des diverses anomalies qui les ont générés : état de la surrénale, de la thyroïde, de la dopamine, de la noradrénaline… », complète le docteur. » (article « Les plantes et aliments qui font du bien à la thyroïde » dans Le Point du 20/03/2014)
        L’approche globale de la médecine endobiogénique est intéressante…

        Répondre
  6. Miki

    Bonjour,
    J’ai lu avec intérêt votre article étant concernée par l’hypothyroidie d’achimoto .
    Je prends bien sur Lévotyrox . Puis-je donc associer Guggul et Ashwagandha ? et est ce possible dans le cas d’achimoto ?

    Merci

    Répondre
  7. Sylvie

    Bonjour Jo,
    Merci Merci pour cet article, et pour tous les autres toujours bien nourris et intéressants. Celui-ci m’interpelle car ma petite fille de 6 ans est née sans thyroïde, et sous Lévothyrox. Je voudrais consulter un médecin Ayurvédique pour ce sujet et toutes les conséquences que cela induit, pourriez-vous m’en indiquer un ? Elle habite dans le Morbihan.
    Merci infiniment de votre réponse.
    Prenez bien soin de vous 🙂
    Sylvie

    Répondre
    1. Jo COHEN

      Bonjour Sylvie

      Etant donné la situation de votre petite fille, je conseille de la faire examiner par un expert en Ayurvéda.
      Il y en a un en région parisienne chez Ahimsa (Massy Palaiseau) et le Dr Adwait Tripathy qui passe régulièrement à Paris si vous suivez mon blog.
      Cordialement
      Jo

      Répondre
  8. marie

    Merci beaucoup pour cet article.
    Vous évoquez beaucoup les déficiences en iode. Mais en cas d’hyperthyroïdie, l’iode n’est-elle pas déconseillée? ou bien peut-on considérer que l’iode de source naturelle peut équilibrer la thyroïde autant en hyper qu’en hypo?
    De même, parmi les aliments que vous citez (conseillés ou déconseillés), sont-ils les mêmes pour l’hyper que pour l’hypo? j’en doute?!
    Enfin, quels sont vos conseils pour l’hyperthyroïdie?
    Je sais que le stress joue un grand rôle… Pas toujours simple de le contrôler quand les chocs s’accumulent (maladies et décès de très proches…). Ma thyroïde n’apprécie pas! Pour l’instant, je suis en traitement phyto seulement… sans grand effet!
    Bien cordialement,

    Répondre

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